Résumé de l’homélie de la messe du 27 décembre 2008, à la mémoire des personnes assassinées à Bacongo en décembre 1998.

 

Résumé de l’homélie de la messe du 27 décembre 2008, à la mémoire des personnes assassinées à  Bacongo en décembre 1998.

Frères et sœurs, nous avons le privilège de célébrer cette messe dans un lieu chargé d’histoire, la basilique St-Denis, qui abrite une partie de l’histoire du christianisme en France : cette basilique fut construite sur le lieu où fut enterré saint Denis, premier évêque de Paris, mort martyr vers 250. Plus tard, dans cette basilique, furent enterrés plusieurs rois de France...

Pourquoi est-ce un privilège ? Parce que cela nous donne l’occasion de renforcer notre ancrage dans l’histoire de notre propre pays, le Congo. Célébrer la fraîche mémoire de ceux qui sont morts innocents, victimes de la violence politique, c’est affirmer qu’ils ne sont pas morts pour rien : ils sont une semence de la paix que nous sommes, nous les vivants, chargés de faire prospérer. En priant pour ceux qui sont morts, nous prenons l’engagement d’être du parti de ceux qui construisent la paix dans notre pays au-delà de nos différences tribales et de nos engagements politiques ; il faut que nous soyons capables de prendre sur nous pour faire advenir une société réconciliée. L’Europe nous en donne l’exemple quand, au sortir de la deuxième guerre mondiale, la France et l’Allemagne se sont réconciliées pour le bien de leurs peuples respectifs et pour devenir le moteur de la construction de l’Europe politique et économique...

Nos seules forces humaines sont insuffisantes à réaliser la paix. C’est pour cela que vous avez voulu cette célébration eucharistique pour vous replonger dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus qui purifie les hommes de leurs égarements et de leur lâcheté. Sur la croix, Jésus nous donne l’exemple de l’amour total qui va jusqu’à demander à Dieu le pardon pour ses bourreaux :   « Père, pardonne-leur car  ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 33). Jésus aurait pu se soustraire à cette mort atroce sur la croix mais il l’accepte librement pour rompre le cercle vicieux de la violence et du mal et pour faire triompher le cercle vertueux de la paix et du bien car la violence ne saurait détruire la violence de même que l’obscurité ne saurait chasser l’obscurité. Entrons donc frères et sœurs, dans ce cercle vertueux que nous propose Jésus-Christ ; libérons notre cœur de toute haine et de tout sentiment de vengeance car la haine tue celui qui la nourrit dans son cœur et risque de faire de lui ce qu’il déteste : un bourreau.

Et si aujourd’hui, en priant pour nos parents, amis et connaissances morts au cours de ces événements tragiques, nous commencions à prendre le chemin que nous indique le Christ et qui consiste à prier pour les bourreaux afin qu’eux aussi soient comblés de l’amour de Dieu et se convertissent au respect de la vie ? Nous sortirions alors renouvelés et prêts à bâtir un Congo délivré des démons de la haine et de la destruction.

 

Abbé Olivier MASSAMBA- LOUBELO .

 

A votre attention

Plusieurs familles ayant assisté à la messe, ont refusé de voir leurs images publiées sur Internet ; c'est pourquoi, nous mettons en ligne que les images de celles qui ont donné leurs accords de principe.

 

       

    

   

 Info-ufr/le 31/12/2008

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Google

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×