Congo: lenteur et retard dans la transparence pétrolière

BRAZZAVILLE - La coalition congolaise Publiez Ce Que Vous Payez (PWYP) estime jeudi dans un communiqué que la mise en œuvre de l'Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE) "est lente et prend du retard" au Congo, pays dont l'économie dépend essentiellement du pétrole.

L'EITI est une initiative, adoptée par le G8 d'Evian en 2003 pour améliorer la transparence de la gestion des ressources minières. Elle réunit dans une même structure gouvernement, entreprises pétrolières, institutions financières internationales et ONG.

La "mise en œuvre de l'EITI au Congo est lente et prend trop de retard vis-à-vis de son agenda et des délais. La cadence de cette mise en œuvre des principes est ralentie par des obstacles résultant de la méconnaissance des principes et critères de l'initiative, ainsi que des difficultés matérielles et financières", affirme la coalition, qui rassemble plusieurs ONG congolaises.

Le Congo a adhéré à l'EITI en juin 2004. "Il n'a produit son premier rapport de rapprochement des paiements et des recettes pour les exercices 2004, 2005 et 2006 qu'en août 2009. Un deuxième rapport de conciliation des chiffres est actuellement en cours de lancement s'agissant des exercices 2007 et 2008", souligne la Coalition dans son communiqué.

Le manque de transparence dans le secteur pétrolier et la gestion des finances publiques ont longtemps compromis les accords avec les institutions financières internationales, en vue de la réduction de la dette du pays. Ces négociations viennent cependant d'aboutir.

Avec une production journalière estimée à 256.000 barils par jour et qui pourrait prochainement dépasser les 300.000 b/j, le Congo dispute au Gabon la quatrième place de producteur d'Afrique subsaharienne.

(©AFP / 11 mars 2010 )

 

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