La réélection de Sassou III : un vrai rituel de sacrifice de l'abstention massive du peuple congolais

Par l'UFR FRANCE, le 7/08/2009 

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Dans une partie de jeu d’échec, il est de coutume de sacrifier un pion pour tirer de la situation créée un avantage positionnel conduisant à un jeu gagnant contre l’adversaire. L’usage du terme de sacrifice, dans ce cas de figure, colle bien avec le qualificatif de bon joueur attribué à une personne qui pratique ce jeu. Dans la vie politique, où les acteurs politiques cherches à répondre favorablement aux besoins des gens ou de la société à travers un projet de société, le sacrifice faite à une partie de la population, par une personne ou un groupe d’individu (rien que pour gagner ou garder un pouvoir), ne peut conférer à l’auteur du sacrifice le titre de bon joueur ou d’homme politique responsable. La réélection en juillet 2009 de Sassou Nguesso III par une minorité des congolais et contre l’avis d’une large majorité, en contre partie du sacrifice de l’abstention massive du peuple congolais, est un grand scandale porté au principe de la représentativité d’un peuple par la règle de la majorité.

Donc, depuis la confirmation, par la cour constitutionnelle de la réélection susvisée, le monde entier découvre avec stupéfaction que, c'est la majorité des congolais (symbolisée par l'abstention massive dans l’ordre de 90 % de la population en voie d’aller voter) qui est la principale victime. Dans ces élections du 12 juillet 2009, il y a un sacrifié, des sacrificateurs et un rituel de sacrifice qui est l’organisation des élections selon la volonté de l’organisateur.

En revanche, la face aujourd’hui visible de cette élection présidentielle est l'impopularité généralisée et la non-représentativité de Sassou Nguesso dans le pays. C'est pourquoi, plus rien ne sera comme avant au Congo Brazzaville, car le régime en place a donné à son peuple une arme de combat pour défendre la démocratie, les libertés et l'État de droit : on occupe une place qu’on ne doit pas occuper avec toutes les conséquences nationales et internationales qui s’y rattachent.

Même si, par la faute de l'opposition (qui n’a pas mis les délégués dans les bureaux de vote pour assister au dépouillement des bulletins en ayant des procès verbaux relatifs sur la participation réelle des congolais à ces élections et éviter la publication des faux résultats) Sassou Nguesso a gardé son pouvoir, cette abstention massive (constatée par l’opinion nationale et internationale) traduit le doute des congolais de voir le Congo sortir du chaos avec à la tête du pays celui qui est à l’origine du chaos.

On peut donc se poser les questions ci-après face à la situation politique actuelle issue des élections de juillet 2009 : Les candidats de l'opposition à l’élection présidentielle de juillet 2009 sont-ils naïfs ? Ont-ils Co-organisé ce grand rituel du sacrifice de l'abstention massive pour la réélection de Sassou III ? Pourquoi l'histoire se répète-t-elle ainsi, dès l’instant que le Congo a connu la même situation en 2002 alors que, la position du peuple reste inchangée par rapport à son désaffection d’une autorité toujours illégitime ? .

Les candidats de l'opposition à l’élection présidentielle de juillet 2009 sont-ils naïfs ?

Tout d’abord, arrêtons de nous ajuster au discours émotionnel de l'opposition en trompe-l’œil et réfléchissons un peu sur le fonds du problème. En personne responsable et bien dans son esprit, il est impensable de croire à la naïveté de l'opposition congolaise présente aux élections de juillet 2009. Nous refusons de répondre à la question posée, par un oui, au risque de manquer au respect que l’on doit aux personnalités comme:

- Mathias Dzon (précédemment Ministre de l’économie et des finances, économiste, ancien directeur régional nommé par cooptation à la BEAC sur proposition de Sassou Nguesso à ses pairs),

- Miérassa (statisticien et ancien ministre),

- Kimfoussia (colonel sortit des grandes écoles militaires françaises),

- Nguouélondélé (général de brigade, ancien directeur de la sécurité d'Etat à la retraite, sous le régime de Sassou Nguesso) car ils ne peuvent pas êtres naïfs tous les quatre, surtout qu’ils ont toujours déclaré agir ensemble et en commun accord. S’ils sont naïfs, alors il n’y a pas pire situation qui puisse arriver aux congolais que de voir arriver à la tête du Congo cette opposition congolaise représentée par ces trois personnages sus-désignés.

Cependant, Il n’est plus de doute de dire que, Sassou Nguesso est un dictateur et un haut cadre militaire félon, qui s'est emparé du pouvoir par la force. Une fois arrivée au pouvoir, son souci majeur peut se résumer aujourd’hui par la recherche, par tous les moyens, de se voir porter à la tête du pays, et c’est ce qu’il fait à chaque fin de son mandat présidentiel en cours sauf en 1993 quand il fut battu loyalement par Monsieur LISSOUBA et son UPADS. Et il réussit son coup en organisant, avec la complicité des faux opposants à son régime, des pseudo-élections. En réalité, il n’y a qu’un candidat animé d’une volonté de prise de pouvoir à ces pseudo-élections. Les élections de 2002 (avec un candidat ayant une volonté affichée de garder le pouvoir, un scrutin sans liberté d'expression et sans révision des listes électorale) en sont des témoignages encore vivants dans la mémoire des congolais. Pour que Sassou Nguesso réussisse son coup, il a besoin de l’ organisation d’une farce délections et des personnes qui doivent jouer le rôle d’opposant politique crédible. L'opposition était avertie de cette situation mais, les représentants de cette opposition n’ont pas tenu compte de la lecture du scénario qui a toujours conduit Sassou Nguesso à marcher sur les principes républicaines. Un adage dit ceci: " …un homme averti en vaut deux…" l’opposition en trompe-l’œil doit tirer les leçons qui s’imposent après avoir trahit le peuple congolais et permis la réélection d’un candidat qui ne pouvait l’être.

De plus, personne parmi les candidats de l'opposition à l’élection de juillet 2009 dira :

- qu'il ne savait pas avoir en face de lui un régime autocratique, autoritaire, et usant du mot de la démocratie comme un simple slogan pour tromper une opinion très attachée aux valeurs liées à la démocratie. Tous les dirigeants du FPOC ont dit à haute voix ce que les congolais pensent du régime et de son chef. Comment ne pas croire en ces hommes qui se présentaient comme des libérateurs ? Comment traiter aujourd’hui ces loups en peau d’agneau maintenant que nous avons connaissance de leur vraie nature ? Nous sommes en présence des gens malhonnêtes, et comment attendre la reconstruction du Congo avec de telles gens ?

- Quau Congo, le pouvoir est entre les mains d’un homme de paix et soucieux du développement économique et social du pays alors que le dictateur en place s’appuie sur l'armée, les milices privées constituées d’éléments appartenant à la famille proche ou lointaine du dictateur, les mercenaires étrangers payés par le dictateur avec l’argent de l'État congolais, un embryon de parti unique (le RMP) qui petit à petit replonge le Congo dans le système du centralisme démocratique, une nomenklatura familiale qui pille les richesses du pays.

- qu'il y a une rupture entre le système des valeurs affirmées par Sassou Nguesso dans sa campagne pour les élections présidentielles de juillet 2009 et sa pratique politique réelle dans la vie quotidienne des congolais,

- que les élections de juillet 2009 sont libres, transparentes et crédibles et ne sont pas dangereuses pour la vie communautaire des congolais et le fonctionnement de la vie démocratique du pays, dans la mesure où les conditions d’une élection démocratique, libre et transparente, n’étaient pas réunies.

Pourtant, les principaux responsables du FPOC n'arrêtaient pas de galvaniser la population, en faisant taire toute autre voix dissidente au sein de l’opposition et qui serait contraire à leur vision de la situation, en affirmant avec arrogance que : « l'opposition qu’ils représentaient a belle et bien une stratégie ». Or, l'art du stratège consiste à contraindre l'adversaire à accepter sa volonté, à déjouer habillement les pièges que l'on veut lui tendre. Cela doit aussi être fait avec la plus grande économie de moyens à utiliser dans ce genre d’entreprise.

Le boycott des élections et le maintien des candidatures en rangs dispersés étaient peut-être et sans doute cette stratégie (dans la mesure où le peuple congolais n’a rien vu d’autres), mais n’étaient pas la seule, ni la meilleure au regard des occasions manquées, des propositions faites par les autres forces de l’opposition qui n’avaient jamais été pris en compte et du résultat obtenu à la fin des élections. Le pire dans tout cela avait été que, cette stratégie était considérée par leur auteur comme étant une panacée. " …Si les conditions ne sont pas réunies, disaient-ils, nous n'irons pas aux élections ", comme si Sassou Nguesso suivrait leur logique alors que celui-ci était déjà à la phase terminale de son plan de sortie dans l’affaire des élections présidentielles. En parlant de la stratégie, disons, qu’elle est aussi une méthode qui conduit à classer et hiérarchiser les données, les situations, les événements, puis de choir le moment le plus opportun aussi les procédés les plus efficaces pour réaliser l'objectif que s’est fixé le stratège. Par ailleurs, l’annonce des propos générateurs de la violence, du genre, " si les conditions ne sont pas réunies, personne n’ira aux élections le 12 juillet 2009…" avait été une faute grave, car ne pouvant servir la cause de l’opposition pourtant attachée à la paix et aux actions pacifiques dans le règlement de la crise politique dans le pays. Tout congolais sait que, c'est « l'État-Nguesso » qui dispose des moyens matériels de contrainte, et qui utilise la violence. Pourquoi alors, vouloir renverser les rôles si on tient à sauver son camp et à le protéger contre toute velléité en provenance de la partie adverse ?. La vraie opposition congolaise s’est fait piégée. La fuite massive (de Brazzaville vers les autres lieux du pays pour se protéger) de la population appelée à aller voter, fut une occasion donnée au pouvoir en place pour faire de l’opposition une menace à la situation de paix régnant dans le pays. A cœur joie, les représentants du pouvoir en place ont Profité de cette erreur des opposants pour montrer au peuple et au reste du monde que la paix au Congo c’est Sassou Nguesso. Oui, l’opposition congolaise était devenue l'ennemi de la paix au regard des propos ci-dessus reportés. Franchement, est-ce qu'une opposition qui veut en découdre avec un dictateur impopulaire à plus de 99 % avait besoin de ça . En agissant de la sorte, l'opposition n'a-t-elle pas contribuée à cacher l'impopularité de Sassou Nguesso et facilité sa réélection ? . Les congolais ne sont pas dupes, mais c’est vous qui êtes des faux types.

Et surtout, qui peut encore croire que cette opposition susvisée était là pour défendre les intérêts du peuple congolais ? Ceux qui vivent du régime de Sassou Nguesso, très certainement, mais pas le peuple souverain. Néanmoins, le 12 juillet 2009 quelque chose a changé au Congo. Le peuple congolais est maintenant capable de distinguer la vérité et le mensonge politique. Tous l'ont bien compris, les faces cachées de cette élection présidentielle sont : l'impopularité et la non-représentativité des congolais en Sassou Nguesso. Il représente que 200.000 électeurs sur 2.000.000, quelle honte!

 

Ont-ils Co-organisé ce grand rituel du sacrifice de l'abstention massive pour la

réélection de Sassou III ?

En effet, l'UFR pense que oui, car les membres de notre opposition en trompe-l’œil sont trop soumis au seigneur dictateur Sassou Nguesso avec qui, ils sont liés par des réseaux de lien d'homme à homme créés par serment prêté sur, on ne sait quoi ..., complétés par des investitures politiques et par la remise des avantages pour service rendu. Les faits ci-avant étayés, expliquent peut-être pourquoi, les membres de notre opposition ont mené une campagne qui n’a fait que porter au pouvoir celui qui a fait détruire le pays et mis les congolais dans la misère. Par amour du pays et son peuple, il convient de dire ceci : nous avons eu affaire à des personnes au service d'un homme, c'est-à-dire, nous avons eu affaire à des vassaux de Sassou Nguesso.

Toutefois, comme nous l'avons déjà expliqué dans l'introduction, le scénario de sacrifice d’un pion au jeu d’échecs, en vue d'en tirer un avantage positionnel ou matériel, va bientôt se révéler au grand jour dans la vie politique congolais et cela bien après les élections de juillet 2009. Les sacrificateurs vont êtres récompensés pendant que les sacrifiés vont toujours rester dans leur situation actuelle. Jusqu’à quand allons-nous garder ce joug de l’asservissement de nos représentants indignes ?. Comme nous le savons tous, depuis son coup-d'État militaire avec la complicité de l'étranger, son autoproclamation comme président du Congo et l’abrogation unilatéral de la seule constitution aux origines réellement démocratique dans toute l'histoire politique du Congo, toutes les élections (présidentielles, législatives et locales) se sont transformés en moment de sacrifice électoral. La victime (pion ou majorité des congolais) sacrifiée a toujours été sous la botte des principaux sacrificateurs, qui sont toujours les mêmes depuis la perte des acquis de la conférence nationale souveraine de 1991, à quelques exceptions près. Pour que le rituel de sacrifice électoral fonctionne, on fait intervenir la présence de quelques observateurs étrangers du genre TOUBON et GAUBERT, ces derniers ayant pour rôle de faire admettre le forfait commis au niveau de la politique intérieure congolaise à un niveau international. Des congolais avec des étrangers complotent pour liquider la volonté de la majorité des congolais. Ce n’est pas de la traitrise ça ?

D'ailleurs, ce que Sassou Nguesso apprécie avant tout, est de voir ses vassaux-opposants, sacrifiés eux-mêmes la volonté du peuple au cours du rituel du sacrifice électoral. Soit en se retirant à la dernière minute ou, soit lançant l'appel au boycott tout en maintenant leurs candidatures en rangs divisés et surtout, en omettant de mettre les délégués dans les bureaux de vote pour ne pas assister au dépouillement (exemple: André Milongo en 2002 , les membres de FPOC et compagnie en 2009). Ce rituel de sacrifice se réalise toujours de la même manière, nous avons d'un côté des faux opposants et de l'autre côté le pouvoir.

Mais, cette année, malgré le génie hollywoodien du metteur en scène, il s'est produit un fait exceptionnel jamais vu dans toute l'histoire politique congolaise : l'abstention massive à plus de 90 %. Cette réalité nouvelle n'a pas intéressé l'opposition mal gré les signes avant coureurs suite à la fuite de la population de Brazzaville avant l'élection. En oubliant des mettre les délégués dans les bureaux de vote, l'opposition à plutôt chercher à faire oublier la raison d'être de cette réalité politique.

De ce fait, la volonté populaire exprimée dans les urnes le 12 juillet, a été offerte en sacrifice à Sassou Nguesso par les membres de FPOC pour cacher son impopularité sur le plan national et international. De toute manière, comme nous le savons tous, à ceux qui l'aide, à atteindre ses objectifs, Sassou Nguesso porte une attention particulière et, il les récompense souvent par des nominations aux postes de ministre, de député ou de maire (car au Congo, les députés et les maires sont nommés par Sassou Nguesso et non votés par les électeurs) donc, attendant voir la suite.

En conséquence, en sacrifiant la volonté du peuple, ces faux opposants donnent à Sassou Nguesso une légitimité qu'il n'a pas gagné dans les urnes. A cause de l'opposition, Sassou Nguesso vient de piétiner une fois encore l'État de droit. On peut vraiment se demander qu'est-ce que Sassou Nguesso leur donne pour trahir ainsi la volonté du peuple ? Cela ne fait aucun doute, le peuple congolais vient de comprendre, ces crapules seront tous punis un jour. Si ce n'est dans ce monde, alors ça sera dans l'au-delà.

Pourquoi l'histoire se répète-t-elle ainsi ?

Les exemples sur les faux-semblants de la démocratie au Congo et la vraie nature du régime de Sassou Nguesso sont légions, comme on peut le voir à travers les faits suivants :

  • Refus de la tenue d'un vrai dialogue nationale avec toutes les forces vives du pays,

  • Violation, d’abord des accords de cessez-le-feu, de cessations des hostilités signés entre

Commentaires (1)

1. un rest 08/08/2009

seul, la lutte libert mes frères. Bravo l'ufr pour ce bon combat d'idéé.

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